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j L'ours Papillon est relâché (au centre, sur un sentier)

j L'ours Papillon est relâché (au centre, sur un sentier)

Un historien féru de l’héraldique et du symbolisme animalier, Michel Pastoureau, montre combien l’ours, porteur du caractère sacré de la nature, n’a été détrôné dans l’imaginaire nord-européen qu’au prix d’une guerre médiévale de 1000 ans. L’église, qui craignait alors des survivances païennes venues du lointain paléolithique, a ainsi promu le lion comme roi des animaux au détriment de l’ours, a substitué des fêtes chrétiennes à celles du fauve et a même encouragé les montreurs d’ours parce qu’ils ridiculisaient la bête. L’ours cousin des hommes, père de l’homme chez les anciens Basques, se devait de descendre de son piédestal. Si nous y sommes parvenus à l’exclusion de rares peuplades sibériennes, des derniers Aïnous, et peut-être de quelques Lapons, force est de constater que cette guerre continue, sous une autre forme, mais de plus belle, relayée par les techniciens et leur épouvantable gestion. Elle s’attaque désormais aux gènes ; souvenons-nous du mot extraordinaire de François Merlet dans le Seigneur des Pyrénées : l’ours est «l’atome pyrénéen».

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Texte extrait de Les secrets volés de Papillon de Stephan Carbonnaux

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