14 heures 15, heure d’été, l’heure chaude, pas un pet de vent. Toutes les brebis sont groupées dans l’ombre de l’arbre unique. C’est « La Chaumo » en provençal.
Romuald prévoit l’orage pour 15h35 mais il n’est pas expert en météo alpine. Un peu plus tard, une douce brise se lève. Des thermiques déclenchent sur l’alpage baigné par la chaleur. Les parapentistes sont sur le déco et inspectent la « biroute », le sens de la brise.
Egoïnne est d’un esprit contraire aujourd’hui. Y’ aura pas d’orage. Elle ne lâche pas Romuald, lui reproche ses prévisions hasardeuses, lui demande de ne pas se mêler de prévisions météréologiques et surtout de ne pas mettre fin à sa vie pour ça… personne ne se sentira coupable !
Qu’à cela ne tienne. Si y’a pas d’orage, ils vont en fabriquer un ! Le chien, Athanase et une brebis s’en occupe. Tonerre ! Bom Bom Bom ! Eclair ! Shazam ! Tempête ! Voooo !
Prise par le tourbillon du ventilateur, Egoïnne monte dans le thermique, portée par l’air chaud, rencontre l’aigle et Juliette (?)qui font la pluie avec un arrosoir…
et d’un coup de talon sur le mont Sigmonde, monte jusqu’au ciel pour rencontrer son géniteur… qui n’est pas celui que l’on croit ! Egoïnne, comme particule, succombera sous le drame (tram!) et sera renvoyée sur terre -nouvelle conception- sous forme de crachat mastiqué, toute maculée ! Maculée conception ! "C'est malin, me voici toute maculée...".
F'Murrr, l'Eugénie des Alpages a encore frappé !
(extrait du Génie des alpages - F'murrr - Tome 8 : Dans les nuages)
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