La théorie de Paradoxe, le Grand Bélier
Dans leurs phases mystiques, les brebis cherchent à répondre à leurs questions existentielles. Plusieurs théories se téléscopent. Voici celle du chien de berger : La Théorie de Paradoxe, le Grand Bélier.
Au commencement il y avait le ciel,
rien que le ciel avec, en plein milieu…
La voie lactée!
De l'irruption d'une comète mâle résulta une prodigieuse éclaboussure!
Et de cette éclaboussure naquit le Grand Bélier père de toutes choses!
Mais à sa naissance, il chut dans un trou noir
Et Merdre !
Il se releva mi-parti et la langue bifide.
Ben Fa alors, f’est pas de fanfe !
Il se nomma Paradoxe
Quand il s’ennuyait, il faisait des bulles…

Comme f’est voli !!
Celle dont il était le plus fier, il l'appela terre
et décida de l'étoffer un peu – pour faire joli –
Ve veux que fa groiffe et que fa croiffe et que fa grouille
"Que tout cela croisse et que ça croisse et que ça grouille
et que ça couine et que ça respire soupire expire, que cela coule,
que ça poudroie étincelle et miroite dans tous les sens et même en travers
que l'on ait des jours et des nuits (variables)
des saisons des demi-saisons et du vent de la tempête
que les mers remontent jusqu'aux sources des fleuves
– ou le contraire – bousculant forêts et montagnes
et que cela s'empiffre, s'entredévore
tant entremêlés tous à faire un grand nœud
que personne ne puisse jamais trancher!
… Ne puiffe vamais tranfer ! Faut que fa bouve!"

Il bafouillait énormément, et de chacun de ses postillons naquit un des tout premiers moutons !
Note de BdM : La réaction des brebis à la théorie du chien cultivé furent pour le moins mitigées !

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