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février 2005

28 février 2005

Le loup et les Brebis

Loupbrebis_1Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C'était apparemment le bien des deux partis ;
Car si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
Ni d'autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir qu'en tremblant de leurs biens.
La paix se conclut donc : on donne des otages ;
Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis, leurs Chiens.
L'échange en étant fait aux formes ordinaires
Et réglé par des Commissaires,
Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
lls vous prennent le temps que dans la Bergerie
Messieurs les Bergers n'étaient pas,
Etranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les Chiens, qui, sur leur foi, reposaient sûrement,
Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu'à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux ; un seul n'en échappa.
Nous pouvons conclure de là
Qu'il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi,
J'en conviens ; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi ?

Fable de Jean de la Fontaine

Le Serpent d'étoiles (Jean Giono)

Serpent_toile_1 ...Enfin, cet amour des bergers pour l'eau et pour la mer, cette obsessions qui la-haut, au plein des terres hautes les fait parler de pilotes, de barres, de voiles, de vagues, de sable, d'écume, d'envol, de nage, de gouffre et de fond; cette belle amitié est tracée profond dans leur chair parce que le métier de chef de bêtes est une chose comme de l'eau qui coule entre leurs doigts et qu'on ne peut saisir; parce que cette odeur de bélier et de bouc, cette odeur de lait et de brebis pleines, cette odeur d'agneaux naissant roulés dans leurs glaires, cette odeur de bêtes mortes, cette odeur de troupeaux à l'alpage, c'est la vie, comme la saumure des grandes mers.

Jean GIONO - (Gallimard)   

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21 février 2005

Bulgarie : trop de loups

Des milliers de chasseurs ont pris part samedi en Bulgarie à une battue nationale au loup pour limiter la multiplication de ces prédateurs, qui s'aventurent de plus en plus souvent dans les villages et représentent une menace pour les faunes sauvage et domestique.

A Petrich, une bourgade située à 300 km au sud-ouest de Sofia, non loin de la frontière grecque, une cinquantaine de chasseurs s'étaient réunis samedi au petit matin dans le cadre de la journée exceptionnelle de battue aux loup, renard et chacal organisée par l'Union des chasseurs et des pêcheurs (UCP).

Malgré le froid, l'usage d'alcool et de tabac était strictement prohibé pour ne pas donner l'alerte aux prédateurs, à l'odorat particulièrement développé.

"Dans notre région, cette réouverture exceptionnelle de la chasse était plus que nécessaire", a assuré à l'AFP Imiter Kitan, le président de l'association de chasse de Petro, en préparant son fusil.

"Depuis les dernières chutes de neige, une vingtaine de loups descendus des montagnes rodent autour de Petro. A Churinga, un village voisin, ils ont dévoré un porc de 200 kg la semaine dernière. Et les douaniers patrouillant de nuit le long de la frontière croisent quotidiennement des groupes de 10 à 15 loups. Ils ont peur d'être attaqués", a-t-il ajouté.

La Bulgarie comptait cet hiver 2.230 loups --soit 11% de plus que l'an passé-- selon le ministère de la Forêt et de l'agriculture, alors que 200 de ces prédateurs seraient suffisants à l'équilibre de l'écosystème, d'après les spécialistes.

Alors que les températures étaient tombées au-dessous de moins 20 degrés cette semaine, des attaques de loups affamés ont été signalées à travers tout le pays, de la chaîne des Rhodopes (sud) à la région de Vin (nord-ouest).

A cela s'ajoutent les populations de renards (36.500) de chacals dorés (27.000), elles aussi en forte progression.

"La chasse est autorisée pendant cette période de l'année parce qu'ils font des dégâts tant aux autres animaux sauvages qu'aux animaux domestiques", a expliqué à l'AFP Plamen Kolev, responsable de la chasse à la direction nationale des forêts.

Dans le secteur de Petrich, 13 loups ont été abattus durant la période officielle de chasse qui s'est achevée le 31 janvier, 15 autres loups ayant été tués dans le secteur voisin de Blagoevgrad.

"A cela s'ajoutent cinq loups abattus par des chasseurs disposant de dérogations individuelles", a signalé M. Kitanov. "Croyez-moi, ici on ne crie pas +Au loup!+ sans raison", a-t-il ajouté.

Mais la chasse au loup est un exercice difficile, cet animal disposant d'un instinct de survie particulièrement développé lui permettant de parcourir de 50 à 60 kilomètres par jour pour échapper à un danger.

A la mi-journée, l'UCP recensait la mort de deux loups seulement au plan national - dont aucun à Petro. "Un total de dix loups pour la journée serait un résultat honorable", estimait Miel Bojadziev, le directeur de l'UCP.

20 février 2005

Belgique : les Ardennes sous la neige

Neige_ardennes_1

Le jaseur boréal envahit la France

Jaseur_boral_marc_fasol Un afflux sans précédent de jaseurs boréaux, oiseaux richement colorés, se produit actuellement en France.
Ils viennent de loin. Des forêts de Sibérie et de Scandinavie. Mais depuis le début de l'hiver, les jaseurs boréaux, envahissent les plaines et les montagnes françaises, à la recherche d'une température plus clémente et de nourriture.

Dans une migration depuis l'Europe de l'Est, ils sont arrivés par vagues d'abord en Alsace et en Franche-Comté. Les ornithologues estiment à présent leurs effectifs entre 12.000 et peut-être 25.000 individus. Ils ont investi les montagnes puis les plaines de France (Alsace, Vosges, Jura, Alpes du Nord, plateau du Vercors, puis, ultérieurement alpes du Sud - jusqu'au dessus de Nice ! - et Massif central).

Les ressources alimentaires diminuant, les jaseurs envahissent maintenant la moitié ouest de la France. En général, pas plus de cinq jaseurs ne viennent jusque chez nous chaque hiver (parfois quelques dizaines), c'est dire si l'évènement est de taille.

Car cet oiseau n'est pas là par hasard. Connu pour annoncer les grands froids et de funestes nouvelles dans la croyance populaire*, il est ici à la recherche de température plus clémente que dans ses plaines boréales et trouve en France de quoi satisfaire son appétit et sa gourmandise pour les baies d'hiver. Chassé par la faim des taïgas scandinaves et sibériennes, le jaseur boréal est un migrateur partiel qui a plutôt pour habitude de se réfugier en Europe de l'Est, dans les parcs et jardins de Pologne et du sud de la Scandinavie.

La dernière invasion importante en France remonte à 40 ans, durant l'automne et l'hiver 1965-1966. Parfois les jaseurs poussent plus loin leur migration, quand leurs terres habituelles d'exils ne sont plus suffisamment riches pour nourrir toute la population. Depuis novembre 2004, les jaseurs ont ainsi traversé l'Allemagne, pour venir se réfugier en France par milliers. Une surpopulation qui entraîne leur migration parfois jusqu'en Méditerranée

Jaseurscarte Une invasion de jaseur boréal est totalement aléatoire. Les oiseaux se déplacent de façon erratique à la faveur des baies d'hiver (sauvages ou dans les jardins) qu'ils trouvent sur leur chemin. Il est possible que les ressources alimentaires se soient épuisées en Europe centrale et orientale, forçant les oiseaux à vagabonder vers l'Ouest.

Vous aurez jusqu'au mois de mars pour les observer, date à laquelle ils remontent vers leurs sites de nidification. Il se pourrait bien que les jaseurs poursuivent leur quête plus à l'ouest encore car une petite troupe a été signalée en Ile-de-France et deux spécimens ont été observés en Bretagne !

Ce phénomène de migration exceptionnelle est actuellement minutieusement observé par le réseau LPO, au côté de nombreuses autres associations. L'invasion du jaseur boréal fait apparaître la formidable coopération entre les naturalistes.

Allain Bougrain-Dubourg, Président de la LPO
Suivre l'évolution du jaseur boréal

Droit photographique : Marc Fasol
Carte Rémi Rufer : www.alula-ornitho.com

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Saison de l'Or Noir : la Truffe

Truffes Les cours du marché hebdomadaire de la truffe à Richerenches (Vaucluse) ont connu une chute brutale, samedi 12 février, en raison de la soudaine poussée truffière - une demi-tonne de truffes environ - apparue avec la nouvelle lune du mardi précédent. Alors que le prix du kilo de truffes plafonnait à 900 euros pour un lot de truffes entières non brossées depuis la veille de Noël, les courtiers ont décidé ce jour-là de limiter leur offre à 500 euros. 

Pas de quoi pavoiser cependant, car, en année normale, le marché de la mi-février sur cette place truffière - la première de France - dépasse régulièrement la tonne de truffes. Mais y a-t-il encore des saisons normales, et ce produit n'est-il pas, peu à peu, appelé à disparaître ?

La saison de la truffe est courte, de la Saint-Siffrein (27 novembre) jusqu'à la Saint-Joseph, c'est-à-dire le 19 mars, selon les "rabassiers".

Plus poétiquement, ce sont les premiers amandiers en fleur, dit-on en Provence, qui restituent les truffes oubliées par les chiens et les cochons aux puissances chtoniennes. C'est alors la curée souterraine, un mets de choix pour limaces et escargots, rats des champs - grands amateurs de truffes - cloportes et myriapodes.

Les transactions ont été rares ce samedi. Les truffes invendues reviendront sur le marché suivant. Vestige de l'économie de cueillette, le marché de la truffe reste d'une grande opacité. C'est même le dernier mystère encore attaché à ce champignon dont Brillat-Savarin disait qu'il "réveille des souvenirs érotiques et gourmands".

Jean Didier Vincent, neurobiologiste et gourmet, a définitivement éclairé cette question par ses travaux sur les phéromones, censés déclencher l'instinct génésique chez l'animal. Le cochon aime la truffe, affirme le savant bordelais, mais il n'est pas le seul que la présence de 5a-androsténol dans la truffe (Tuber melanosporum) fasse courir de la sorte. Et le professeur de prescrire pour limiter les dégâts : "Face à la truffe, ce noir instrument du désir de l'homme, seul le grand vin d'une belle vigneronne (...) pourra se prêter à la confrontation." (in Pour une nouvelle physiologie du goût, éditions Odile Jacob, 2000, 245 p., 19,82 €).

La dernière lunaison n'intervenant que le 10 mars, il reste encore un bon mois pour goûter au fameux tubercule à des prix désormais un peu plus raisonnables. A Paris, les grandes tables font assaut d'audace ou d'à-propos, selon l'humeur du chef pour vous faire déguster la truffe sous toutes ses formes et déclinaisons.

Celle de Bernard Pacaud, à L'Ambroisie (fermé jusqu'au 8 mars), est au beau fixe : son feuilleté de truffes fraîches "belle humeur" - chausson aérien garni de lamelles épaisses et de foie gras, sur un coulis de truffe - s'accorde à la fourchette délicate d'une "belle sous les armes", selon l'allégorie balzacienne. Grande figure classique de la cuisine, Bernard Pacaud présente aussi une tapenade de truffe et câpres destinée à relever un "salmigondis de légumes" ou bien des poireaux en demi-deuil avec des goujonnettes de sole braisées au vin jaune.

Mais c'est au sein des régions de production de la truffe que les amateurs trouveront pendant quelques semaines encore de quoi entretenir leur passion. La Drôme des Collines, au nord de Valence, est une région productrice méconnue, tout comme le pays de Bourdeaux, à l'Est, petit coin de paradis des Préalpes drômoises entre Vercors et Provence.

Pont-de-l'Isère reste une étape truffière de première importance grâce à l'auberge de Michel Chabran, assisté de sa fille Carole. Son menu du début de saison s'est enrichi d'un incomparable écrasé d'artichaut aux pétales de truffes, de langoustines rôties aux asperges vertes à l'huile de truffe et d'un foie de canard poêlé. Trois plats qui servent d'écrin à la petite caillette aux herbes fines et julienne de truffe, une des variantes de la fameuse caillette de l'Ardèche remise à l'honneur par Michel Chabran.

Au sud de Valence, au-delà du Comtat et du Ventoux enneigé, le plateau des Claparèdes sur la commune de Bonnieux est une ancienne place truffière. Mais c'est à Ménerbes, grâce à son maire, Yves Rousset-Rouard, que vient d'être inaugurée la Maison de la truffe du Lubéron, dans un hôtel de la seconde moitié du XVIIe siècle parfaitement restauré.

Une bibliothèque exhaustive concernant la truffe est en cours de constitution. Suggérons à ses animateurs de recenser les anciennes et nouvelles recettes que le parfum pluriel et insaisissable du tubercule range au nombre des œuvres d'art, et dont on ne saurait dire pourquoi elles nous captivent, sinon qu'elles participent à l'illusion des origines.

Au sortir de la combe de Lourmarin, l'auberge La Fenière rassemble les multiples facettes d'une Provence historique préservée. Son premier luxe est la sauvegarde du paysage dans une propriété de 18 hectares. C'est dans ce cadre admirable que Reine Sammut élabore une cuisine de saison tournée aussi bien vers la mer qu'attentive aux produits de l'agriculture locale, les petits légumes, les melons, les asperges, le miel, les huiles d'olive. Sa préférence va à celle du pays, du moulin de Cucuron (c'est le Cucugnan de Daudet). Elle parfume un admirable ragoût de fèves et asperges vertes au jus de truffe.

C'est le premier moment fort d'un menu de saison entièrement dédié à la truffe, remarquable aussi par son prix modéré, couronné par les saveurs puissantes et ajustées d'une royale de lièvre et mousseline de pommes de terre truffée. Guy Sammut, son mari, voue une véritable passion à la recherche des vins authentiques. Comment ne pas le suivre lorsqu'il ajuste un Château Rayas blanc 1995 de J. Reynaud avec la truffe, ce "condiment nécessaire de la cuisine transcendante", selon Brillat-Savarin ?

Jean-Claude Ribaut

Maison de la truffe et du vin du Lubéron : place de l'Horloge, 84560 Ménerbes. Tél. : 04-90-72-52-10.

Ours dans les Pyrénées: la FRSEA claque la porte

La Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles de Midi-Pyrénées (FRSEA) a quitté le 15 février 2005 une réunion de concertation sur la réintroduction d'ours.

Frsea Les représentants agricoles du massif des Pyrénées étaient conviés mardi à une réunion avec les services de l'Etat, mais ils ont quitté la salle après avoir lu un texte au préfet, a expliqué le secrétaire général de la FRSEA, Bernard Moules.

"Alors que la majorité des éleveurs reste fermement opposée au projet de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, tel que prévu dans le plan du ministre, les services de l'Etat continuent à étudier les modalités de cette réintroduction", déplore la FRSEA.

Le préfet de la Région Midi-Pyrénées, Jean Daubigny, a récemment annoncé le lancement en février "d'une large concertation sur les modalités de la réintroduction de nouveaux ours dans les Pyrénées", qui doit débuter à l'automne 2005 avec un lâcher de plusieurs femelles.

"Nous devons tirer les leçons du passé", avait estimé M. Daubigny. Les réintroductions d'ours effectuées en 1996/97 avaient été critiquées pour le manque de concertation préalable.

Le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier s'est engagé le 13 janvier à doubler d'ici trois ans la population d'ours bruns dans les Pyrénées, estimée entre 14 et 18 individus, un nombre insuffisant selon les scientifiques pour assurer la pérennité de l'espèce.

Un premier lâcher doit avoir lieu à l'automne, mais le nombre d'ours qui seront réintroduits, leur origine et le lieu de leur lâcher n'ont pas encore été fixés.

Source : TSR

Cap Ours : "Monsieur le Ministre ..."

Les Associations membres de CAP - Ours écrivent une lettre à Serge Lepeltier, Ministre de l'écologie.

Monsieur le Ministre,

CAP-Ours tient à vous remercier profondément pour les termes de votre communication du jeudi 13 janvier 2005 sur la survie de l’ours dans les Pyrénées.

Toutefois, au cours de sa réunion plénière du 12 courant, et prenant en compte les réactions des « anti-ours », notre coordination a décidé de vous faire part de sa plus vive inquiétude sur les points suivants :

Un tri dans les associations

Nous regrettons que certaines de nos associations, en particulier celles qui sont représentatives des éleveurs, bergers et apiculteurs pyrénéens favorables à la cohabitation avec l’ours comme l’ACP (l’Association pour la Cohabitation Pastorale), ne soient pas invitées à toutes les réunions de concertations, en particulier celles concernant les plans de développement de l’agriculture de montagne. Aussi, nous avons l’honneur de vous demander d’intervenir auprès du ministère de l’agriculture pour que cette association soit dorénavant invitée à toutes les structures de concertations agricole de façon systématique, et auprès des organismes compétents pour que les structures de CAP-Ours qui le souhaitent puissent aussi y avoir leur place !

Pour le renforcement des mesures pastorales

En ce qui concerne les mesures pastorales, nous demandons qu’elles soient non seulement renforcées mais aussi parfaitement opérationnelles dès le mois d’avril 2005 lors de l’occupation des zones intermédiaires qui, on le sait, pose des problèmes chaque année et donne un ton d’emblée conflictuel puisque c’est à ce moment là que les « anti-ours », aidés des médias, utilisent le plus les dommages d’ours pour donner à l’opinion française une image regrettable du sujet et pénalisent par conséquent particulièrement cette année la préparation des renforcements.

De plus, étant donné que les ours sont autant sur le versant Nord que sur le versant Sud des Pyrénées, il est impératif que les services de l’Etat arrivent à mettre en cohérence le plus rapidement possible ces mesures pastorales avec les instances espagnoles, en particulier des régions autonomes (Navarre, Aragon, Catalogne dont particulièrement le Val d’ Aran).

Réintroduction des ours dans les pyrénées et chasse

En ce qui concerne « le tir » sur Cannelle, et pour être sûr que ce malheureux « accident » ne puisse plus se reproduire, nous estimons que l’Etat doit rechercher en concertation avec les fédérations départementales de chasse concernées, et ceci avant les futurs lâchers d’ours, de façon précise toutes les dispositions prises pour la gestion des actions de chasse, en particulier des battues aux sangliers qui représentent le plus grand risque de destruction d’ours et en particulier par les ourses suitées (Cannelle, Mellba). CAP-Ours demande également de pouvoir accéder à ce dossier.

Comités techniques Ours

Les Comités Techniques Ours existent dans les départements géographiques de l’Ariège, de la Haute Garonne et des Pyrénées Atlantiques. Afin d’être cohérent avec les objectifs que vous avez fixés, M. le Ministre, lors de votre annonce du 13 janvier dernier, CAP-Ours demande que les Comités techniques ours des Pyrénées Orientales et des Hautes Pyrénées soient créés avant les nouveaux lâchers.

Notre coordination tient à vous faire part de sa plus grande vigilance afin de tenir l’objectif du doublement de la population d’ours en 3 ans, objectif qui doit impérativement commencer à rentrer en action par le lâcher de 5 ours à l’automne 2005 tant en Béarn qu’en Pyrénées centrales.

La population est largement favorable à la réintroduction

Enfin, nous souhaitions vous rappeler que le sondage commandé à l’Institut ARSH Opinion les 7 et 8 décembre 2004 a mis en valeur que 77 % de la population représentative de l’ensemble du département des Pyrénées Atlantiques s’est déterminé en faveur de la réintroduction d’ours. Ces résultats confirment celui de l’ADET et du WWF de 2003 dans les communes de montagne des Pyrénées.

Nous comptons sur votre volonté de prendre en compte les demandes exprimées dans ce présent courrier par notre Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours.

Nous restons à votre disposition pour tout complément d’informations et vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Les Associations membres de CAP - Ours

Association pour la Cohabitation Pastorale (ACP),
Action Nature,
Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne du département Pyrénées-Orientales (APAM 66),
Associations Départementales Pyrénéennes des Accompagnateurs en Montagne des départements Ariège et Haute Garonne (ADPAM Ariège et ADPAM Haute Garonne),
Les Amis du Pic du Gar,
Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées,
Les Amis de l’Ours en Pyrénées Centrales (AMOPYC),
Association des Naturalistes Ariègeois (ANA),
Association Nature Comminges (ANC),
Association de Promotion des Initiatives des Habitants de Mijanès (APIHM),
Collectif Ax 24 mars,
Comité Ecologique Ariégeois (CEA),
Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP),
Connaissance de l’ours,
FERUS (Groupe Loup France/ARTUS),
Fonds d’Intervention Eco-Pastoral - Groupe Ours Pyrénées (FIEP),
France Nature Environnement (FNE),
L’œil aux aguets,
Mille Traces,
Nature Midi-Pyrénées (NMP),
Nature Midi-Pyrénées comité local Hautes-Pyrénées,
Pays de l’Ours-ADET,
Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest-Béarn (SEPANSO), Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM),
Sours,
Union Midi-Pyrénées Nature et Environnement (Uminate),
Union Midi-Pyrénées Nature et Environnement - Hautes Pyrénées (Uminate 65),
WWF France.

La concertation promise par le Ministre de l’Ecologie sur la réintroduction de l’ours a commencé.  Donnez votre avis !

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